Dans certains hôtels asiatiques, les robots livrent déjà des serviettes ou des plateaux repas directement devant les chambres.
En France, les usages sont plus pragmatiques.
Les robots servent surtout à nettoyer les couloirs, transporter du linge ou assister les équipes de restauration.
Mais le mouvement accélère.
Le secteur hôtelier fait face à une équation difficile : hausse des coûts, pénurie de personnel et attentes clients toujours plus élevées.
Selon Deloitte, plus de 70 % des acteurs du secteur hospitality considèrent désormais l’automatisation comme une priorité stratégique.
Ce chiffre était encore largement inférieur avant la crise sanitaire.
Les hôtels peinent toujours à recruter
Dans l’hôtellerie-restauration, certains postes restent vacants pendant plusieurs mois.
Les métiers liés à l’entretien et aux tâches répétitives figurent parmi les plus touchés.
Dans un hôtel de taille moyenne, plusieurs milliers de mètres carrés doivent être entretenus chaque jour.
Les robots autonomes permettent alors de soulager certaines missions physiques.
Ils circulent de manière autonome grâce à des capteurs et des systèmes de cartographie.
Certains modèles fonctionnent jusqu’à 8 heures sans interruption.
L’objectif n’est pas de remplacer les équipes.
Les directions cherchent surtout à permettre au personnel de se concentrer davantage sur l’accueil et le service client.
Les robots deviennent aussi des outils d’image
L’effet marketing joue également.
Des vidéos montrant des robots dans des hôtels génèrent régulièrement plusieurs millions de vues sur TikTok ou Instagram.
Le sujet intrigue encore les clients.
Dans certains établissements, les robots participent même à la modernisation de l’image de marque.
Ce détail compte beaucoup dans un secteur où l’expérience client devient un critère différenciant.
Les robots de nettoyage dominent le marché
Contrairement aux idées reçues, les robots humanoïdes restent encore marginaux.
Les robots les plus utilisés aujourd’hui dans les hôtels sont les robots de nettoyage autonomes.
Selon l’International Federation of Robotics, les ventes de robots de service professionnels progressent fortement dans les secteurs du nettoyage et de l’hospitality.
La raison est assez simple.
Le retour sur investissement est plus facile à mesurer.
Un robot peut nettoyer quotidiennement les mêmes surfaces avec des cycles réguliers et des rapports automatisés.
Dans certains établissements, les équipes utilisent même les données de nettoyage pour optimiser les plannings.
Les restaurants commencent eux aussi à tester ces usages
Dans plusieurs pays européens, des restaurants utilisent déjà des robots serveurs pour transporter les plats ou débarrasser les tables.
En France, le phénomène reste plus discret, mais les expérimentations se multiplient.
Ce qui surprend souvent les professionnels, c’est la rapidité d’adaptation des clients.
Après quelques minutes, la présence du robot devient presque normale.
C’est probablement le signe que la robotique de service entre progressivement dans le quotidien.
Les modèles de location facilitent les déploiements
Le coût représentait longtemps un frein important.
Aujourd’hui, les modèles de Robot-as-a-Service permettent aux hôtels d’accéder à des robots via des abonnements mensuels.
Maintenance, support technique et mises à jour sont généralement inclus.
Cette flexibilité rassure les exploitants.
Des entreprises françaises comme Robloc développent désormais des solutions adaptées aux hôtels et restaurants avec des déploiements progressifs selon les besoins opérationnels.
Pour découvrir les usages des robots hotels et robots restaurants : Robloc
La robotique ne remplace pas l’hospitalité.
Mais elle devient progressivement un outil opérationnel dans un secteur sous forte pression.
Et ce changement paraît désormais durable.
SOURCES :
- Deloitte Travel & Hospitality — https://www2.deloitte.com
- International Federation of Robotics — https://ifr.org
- Hospitality ON — https://hospitality-on.com